Les retards neuromoteurs chez le bébé : comprendre et accompagner le développement moteur
- Mélissa Ferrandi
- 10 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 oct. 2025
Chaque enfant évolue à son rythme, mais parfois, les parents remarquent que leur bébé “ne fait pas encore” certaines choses que d’autres du même âge réalisent déjà : se retourner, ramper, s’asseoir, se mettre debout… Ces différences peuvent être de simples variations du développement, mais parfois aussi le signe d’un retard neuromoteur. Voyons ensemble ce que cela signifie, les signes qui doivent alerter, et comment un accompagnement précoce peut aider.
1. Qu’est-ce qu’un retard neuromoteur ?
Le développement moteur suit une progression naturelle, du contrôle de la tête jusqu’à la marche. Un retard neuromoteur correspond à un décalage dans l’acquisition de ces étapes. Il peut être léger (simple lenteur) ou plus marqué (atteinte du tonus, asymétrie, absence de certaines étapes).
Exemple : un bébé de 10 mois qui ne tient pas assis, ou un bébé de 18 mois qui ne marche pas encore et semble peu intéressé par le déplacement.
2. Pourquoi cela peut-il arriver ?
Les causes sont multiples :
• Facteurs médicaux (souffrance néonatale, prématurité, troubles neurologiques, génétiques, sensoriels…)
• Facteurs environnementaux : manque de stimulation motrice, bébé souvent contenu (transat, cosy, parc…).
• Variabilité individuelle : certains enfants sont simplement plus “observationnels” avant d’agir.
Souvent, un mélange de ces facteurs explique le retard.
3. Comment repérer un retard neuromoteur ?
Les parents sont souvent les premiers à remarquer :
• une motricité asymétrique (bébé tourne toujours la tête du même côté, utilise plus un bras qu’un autre),
• une faible curiosité motrice (ne cherche pas à attraper, se déplacer, explorer),
• un tonus trop faible ou trop fort,
• des étapes manquées (bébé assis sans avoir rampé, marche sans passage au quatre pattes).
Ces signes méritent un bilan précoce pour ne pas “laisser passer” des difficultés qui se rattrapent bien avec une prise en charge rapide.
4. Le rôle de la kinésithérapie pédiatrique
Le kinésithérapeute spécialisé en pédiatrie aide à :
• stimuler les schémas moteurs naturels,
• proposer des exercices adaptés à la phase de développement de l’enfant,
• accompagner les parents dans le jeu et la manipulation quotidienne,
• prévenir les mauvaises postures ou compensations.
Le travail se fait toujours en douceur, dans le respect du rythme de l’enfant.
5. Ce que les parents peuvent faire à la maison
Encourager le mouvement libre : tapis d’éveil au sol, sans coussins ni transat.
Stimuler sans forcer : proposer des jeux de découverte, des objets à attraper, des positions variées.
Observer et échanger : noter les progrès, en parler au kiné ou au pédiatre si quelque chose semble “bloqué”.
À retenir : un retard neuromoteur n’est pas une fatalité. Avec de la stimulation, un accompagnement bienveillant et la guidance d’un professionnel, la grande majorité des enfants rattrapent leur développement moteur et retrouvent un équilibre harmonieux.




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